La fierté, la fidélité, l’attachement ou l’amour, ces mots qui sont plus communément rattachés à une relation amoureuse, peuvent sans aucun problème être associés au sport, notamment au sport d’équipe. De nos jours, nous parlons d’identification à un groupe ou à un genre sous l’aspect né- gatif. Pourtant au sein de notre première équipe du FC Avenches par exemple, et dans le sport en général, l’identification est une composante primordiale d’un succès à long terme.

Un clubiste, un mot que les anciens aiment utiliser au bord des terrains pour décrire le joueur du village qui défend les couleurs de son «bled». Vous avez sans doute déjà entendu, que vous aimiez le sport ou non: «Y a plus un joueur qu’on connaît dans cette équipe!» Parole de jeune ou parole de vieux, c’est parfois la triste réalité. Certaines équipes ne sont plus composées que de «mercenaires» ou de joueurs voguant de club en club à la recherche de quelques deniers versés ou pas. Ceci en contrepartie d’une vingtaine de matchs joués par an pour un club où il ne fait pas bon vivre et où l’herbe aurait plutôt l’air jaune que verte. Ces situations dramatiques sont la conséquence de l’identification des amateurs au football professionnel où joueurs et entraî- neurs ne restent que de courtes périodes dans un club sans s’y identifier. Le comparatif est un peu facile, mais il correspond dans les grandes lignes à ce qui se passe à notre niveau amateur.

Néanmoins, et c’est pour cette raison que je me plais à écrire ces quelques lignes, au FC Avenches les clubistes sont bien présents. Je crois qu’aujourd’hui il est important de relever que l’on peut encore être fidèle et fier de jouer pour le club de son enfance. J’en veux pour preuve les cinq joueurs sur la vingtaine de l’effectif de la Une qui n’ont jamais porté les couleurs d’un autre club que celui du FC Avenches. D’autres sont partis pour mieux revenir et les joueurs provenant d’autres clubs se plaisent à rester plusieurs années et deviennent ainsi, eux aussi, clubistes. Deux joueurs du cru, qui ont déménagé, continuent aussi de faire une centaine de kilomètres par jour d’entraînement ou de match pour dé- fendre les couleurs de leur équipe. Cette identification au club et cet investissement sur le long terme permettent à notre première équipe de garder une identité tant au niveau du jeu que de l’esprit. Grâce à cet exemple, nos jeunes juniors pourront faire de même puis transmettre à leur tour ces valeurs. Une ville, un club, une identité. Nous vous attendons tous au bord du terrain pour le 2e tour.

Source: L’Aventic, 37 édition, Avril 2017
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